Peut-être avez-vous vu traîner au bord de l’eau de drôles de petites bestioles aux reflets bleutés, parfois violacés… Mais que sont-elles ? D’où viennent-elles ? Et surtout, sont-elles dangereuses pour nous ? On vous dit tout sur ces vélelles mystérieuses qui envahissent les plages de Bandol, et plus largement, de la côte méditerranéenne.
La Vélelle : c’est quoi ?

La vélelle (Velella velella) est une espèce de cnidaire (hydrozoaire) pélagique. Voilà, tout est dit. Ça vous parle n’est-ce ? Pas d’inquiétude, nous non plus, on ne comprend pas grand-chose à ces définitions biologiques.
Ce que l’on peut vous dire par contre, c’est que cette forme marine un peu gélatineuse qui ressemble à s’y méprendre à une méduse, n’en est pas une du tout ! La vélelle se rapproche plus de la famille du plancton, vous savez, ce petit organisme aquatique qui ne ferait pas de mal à une mouche. Eh bien, pour la vélelle, c’est le même principe : elles sont inoffensives. À tel point que vous pourriez les prendre au creux de votre main sans problème, car, à l’inverse de sa sœur de look, la méduse, la vélelle ne pique pas.
Attention tout de même, les peaux sensibles, les enfants et les personnes âgées peuvent parfois ressentir des démangeaisons (toujours sans danger) au contact de ces fausses méduses violettes. Il vaut mieux donc les laisser sur le sable aussi bien pour vous que pour elles !
Pourquoi les vélelles s’échouent sur les plages du Var ?

Photo prise au printemps 2024.
Au cours de leur vie, les vélelles se laissent porter par les rafales qui, grâce à la petite voile transparente perchée au sommet de leur corps, les dirigent comme un bateau. Autrement dit, elles vont littéralement où le vent les emmène. Et c’est bien là le problème. Parce que, si habituellement, nous les observons plus au large des côtes, au printemps, celles-ci viennent s’échouer sur nos plages.
La raison de leur envie soudaine d’accoster : le vent, toujours lui, et les courants marins. En Méditerranée, entre mars, avril et mai, les bourrasques du sud ont l’intérêt de chasser les nuages, mais également de diriger les voiles de milliers de vélelles vers le littoral varois. Créant ainsi, un échouage de masse sur nos plages.
Si cet élan funeste peut sembler triste, il est en réalité un présage du retour des beaux jours pour nous. Néanmoins, ce cher annonciateur printanier a un inconvénient qui peut en troubler plus d’un : son odeur. En effet, au cours de sa décomposition au bord de mer, une senteur nauséabonde peut survenir. Mais pas de panique, celle-ci ne dure pas longtemps.
Les vélelles à Bandol : une nouvelle histoire d’amour ?

Photo prise au printemps 2024.
Le problème dans tout cela est que, de mémoire de Bandolais, personne ne se rappelle avoir déjà vu ces masses bleues sur nos plages. Si certains anciens nous disent en avoir aperçu quelques-unes en mer ou bien du côté des communes voisines, aucun ne se souvient d’un échouage d’une telle ampleur. Et pourtant, depuis le printemps 2024, les vélelles semblent se plaire sous le soleil de Bandol. Après tout, comment leur en vouloir !
Alors, pourquoi cet amour naissant ? Aucune réponse officielle n’est donnée pour l’instant. Mais une chose est sûre : le changement climatique impactant aussi bien sur la météo, la température de l’eau et, bien sûr, les courants maritimes, il y a fort à parier que ce dernier soit une cause plus que probable à cette nouvelle marée bleue.

Tout comme la posidonie, les vélelles rythment les saisons sur les plages de Bandol. Alors que la première forme de jolis petits coussins moelleux sur lesquels les enfants adorent courir, la deuxième a l’avantage d’attiser la curiosité de tous, amenant à s’intéresser à la faune marine de la Méditerranée. Une utilité certaine qui nous incite à nous informer et à nous sensibiliser à la protection de l’environnement et de tous les organismes présents sur nos terres. Résidents annuels et vacanciers printaniers, soyons patients ! Les plages retrouveront à nouveau de leur splendeur pour accueillir nos journées de farniente. D’ici là, randonnées, activités culturelles, plaisirs gastronomiques, les trésors à découvrir ne manquent pas à Bandol.
Bonnes vacances parmi nous !
PS : si vous prenez des clichés de ces vélelles, n’hésitez pas à les partager avec nous en story sur Instagram en nous taguant @bandoltourismeofficiel !